Pourquoi le sang des règles est particulier
Ce que la science sait déjà justifie de le collecter.
Il reste surtout liquide
Quand vous vous coupez le doigt, le sang épaissit et s’arrête. Le sang des règles reste en grande partie fluide. Une bonne partie a déjà coagulé dans l’utérus, et la muqueuse a redissous ces caillots avec ses propres enzymes. De petits caillots les jours abondants sont normaux.
Il vient d’un tissu qui guérit sans cicatrice
Le sang des règles vient de la muqueuse de l’utérus. Une coupure profonde au genou laisse une cicatrice. La muqueuse de l’utérus se détruit et se reconstruit jusqu’à environ 400 fois dans une vie, normalement sans cicatrice. Aucun autre tissu du corps adulte ne le fait de façon routinière.
Il porte des signaux de réparation
L’utérus commence à se réparer pendant les règles. Le flux contient des protéines qui aident les cellules à venir refermer une plaie. Dans des recherches précoces, il a même aidé des plaies de la peau à guérir, en boîte de culture et chez le porc. Il s’agissait d’essais en laboratoire et sur l’animal. Personne ne l’utilise comme médicament.
C’est une fenêtre sur l’utérus
Le sang des règles transporte des cellules vivantes de l’intérieur de l’utérus, dont des cellules immunitaires particulières, différentes de celles du sang ordinaire. Les obtenir autrement demande en général un prélèvement de tissu par un médecin (une biopsie), qui peut être douloureux. Le sang des règles les fait sortir chaque mois.
Un échantillon. De nombreuses études.
- Étape 1Recueillir à la maisonPendant vos règles, vous recueillez un petit échantillon avec une coupe menstruelle. Nous vous donnons tout le nécessaire.
- Étape 2Le déposer près de chez vousVous apportez votre échantillon dans une pharmacie partenaire près de chez vous. De là, il part au laboratoire.
- Étape 3Congelé et diviséLe laboratoire le divise en 10 à 20 petites portions et les congèle sous un code, pas sous votre nom.
- Étape 4La recherche apprendLes portions peuvent être décongelées et étudiées des années plus tard. Les équipes de recherche font une demande, et les femmes ont leur mot à dire sur qui y a accès.
Collecté une fois. Utile à de nombreuses équipes de recherche, pendant des années.
Nous commencerons avec un petit groupe de femmes. Les détails suivront une fois l’étude approuvée.
Les règles sont à peine mesurées. La santé des femmes est sous-étudiée.
À notre connaissance, aucune étude n’a jamais collecté le sang des règles des mêmes femmes chaque mois pendant un an.
Les règles
La santé des femmes
* À notre connaissance, d’après les études publiées et les registres d’essais.
Pendant des décennies, la recherche médicale a moins étudié les femmes. Résultat : les femmes passent un quart de leur vie de plus en mauvaise santé que les hommes.
Forum économique mondial et McKinsey Health Institute, 2024 (estimation modélisée, en anglais)
Plus de faits, chacun avec sa source, sur notre page science.
La plus grande banque de sang menstruel du monde.
Des milliers de femmes. Un échantillon de chaque règle, année après année. Conservé en sécurité, contrôlé par les femmes qui le donnent, et ouvert à la recherche qui aide les femmes.
Chaque mois, le sang des règles est jeté. Il pourrait aider la recherche.
Le sang des règles contient des cellules de la muqueuse de l’utérus. Collecté sur de nombreux mois, il devient un savoir qui n’a jamais existé. Le construire est notre travail, ensemble, pour le bien de toutes les femmes.
Personne ne comblera ce retard à notre place. Alors faisons-le ensemble.
Partout dans le monde, des femmes, des scientifiques et des médecins commencent à combler ce retard. Nous voulons les rassembler, et donner à chaque femme un moyen de participer.
Chaque femme qui participe, soutient ou simplement fait passer le mot aide à construire les données qui manquent aux femmes.
Votre échantillon. Votre décision.
Les échantillons sont confiés à une association à but non lucratif. Les femmes qui participent ont leur mot à dire sur leur utilisation.
Pourquoi j’ai lancé ce projet
« L’IA s’apprête à changer la médecine, mais elle ne peut apprendre que des données qui existent. Pour les femmes, la plupart de ces données n’ont jamais été collectées. Alors l’IA apprend des hommes.
J’ai passé des années dans la biotech et la finance, à observer où vont l’argent et les données. La santé des femmes ne reçoit ni l’un ni les autres. Personne n’a réglé ce problème parce que ce n’est pas facile, mais il faut le faire.
Je ne peux promettre de guérir aucune maladie. Mais une femme qui donne des échantillons aujourd’hui et tombe malade dans dix ans pourrait découvrir que ce que nous avons conservé aide à trouver des réponses pour les femmes comme elle, et pour les générations suivantes. Et chaque échantillon rend le monde un peu meilleur.
Ce que je peux promettre, c’est notre façon de faire : à but non lucratif, avec des chercheurs en médecine, financés par des subventions, des donateurs et des partenaires. Les données d’aucune femme ne sont jamais utilisées sans son accord.
On a beaucoup promis aux femmes. Offrons à nos filles un monde où la médecine connaît leur corps. »

Rejoignez le mouvement.
Chaque soutien compte : plus nous sommes nombreux, plus notre demande de financement de recherche est forte.
Médecin, scientifique, pharmacie ou partenaire ? Écrivez-nous : hello@period.foundation
Questions
Soutenir
Que signifie apporter mon soutien ?
Pourquoi mon soutien compte-t-il ?
Pourquoi les chercheurs ne collectent-ils pas eux-mêmes les échantillons ?
L’étude
Dois-je donner du sang ? À quelle fréquence ?
Qu’est-ce que j’y gagne ?
Quand et où puis-je participer ?
Faut-il avoir des problèmes de règles pour participer ?
Votre échantillon et vos données
Que devient mon échantillon ?
Pourquoi congeler les échantillons au lieu de les analyser tout de suite ?
Parce qu’un échantillon peut aider à répondre à de nombreuses questions, pendant de nombreuses années :
- Financement : chaque étude a besoin de son propre budget et de son propre avis éthique. Les études commencent donc à des moments différents, au fur et à mesure qu’elles sont financées et approuvées.
- Limites : aucun laboratoire ne peut faire tous les tests à la fois. Les questions sont infinies, et chaque test coûte de l’argent et consomme une partie de l’échantillon. Nous prévoyons donc de diviser chaque échantillon en 10 à 20 petites portions. Une équipe ne décongèle que ce dont elle a besoin, le reste demeure congelé pour d’autres études.
- Progrès : la science avance, et de nouvelles questions apparaissent que personne ne peut poser aujourd’hui.
- Maladie : certaines femmes tomberont malades des années plus tard, par exemple d’endométriose. Avec assez de femmes, leurs échantillons antérieurs pourraient montrer ce qui a changé tôt, et aider à détecter la maladie plus tôt.
La collecte est la partie lente : elle prend des années. Les méthodes de laboratoire et l’analyse des données progressent sans cesse, y compris grâce à l’IA. Avec des échantillons déjà conservés, une équipe qui obtient un financement et une autorisation peut commencer tout de suite, au lieu de collecter pendant des années.
Tous les tests ne fonctionnent pas sur des échantillons congelés. Notre première étude vérifiera ce qui résiste à la congélation.